Archives de Catégorie: Paris2012

Paris – Terminus

Voici mon dernier billet de Paris. C’est un peu comme l’arrêt du train au terminus. Mais, un terminus ne veut pas dire la fin du parcours d’une carrière. Ce n’est qu’un changement de train pour le retour, dans ce cas-ci, par avion qui nous ramènera vers le Canada pour recommencer une nouvelle vie. Eh oui, nouvelle maison, nouvelle voiture, nouvel emploi.

En décembre 2011 et il y a presque un an, les boîtes de déménagement avec notre nouvelle adresse parisienne de l’avenue Motte-Piquet encombraient le salon de notre condo à Dieppe. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, même si j’avais cru bien préparer pour une année professionnelle bien différente de ce que j’avais vécu jusqu’à maintenant. Mais, voilà, avec des hauts et des bas ( beaucoup plus de hauts). L’année 2012 restera marquée dans nos mémoires.

Aujourd’hui, c’est dans le sens contraire que nous vivons ce retour avec autant d’émotion. On a bien réussi notre intégration à la vie effrénée de la ville. La vie de quartier dans le 7e arrondissement fut très agréable. Moi qui ai vécu la plus grande partie de ma vie dans une ville de moins de 3000 habitants. Ici, l’espace est restreint, les stimulus sont constants et il faut s’adapter et apprécier tout ce que Paris peut nous donner. Honnêtement, l’expérience fut plus que positive, mais le retour dans une plus petite ville (Moncton, N.-B.) sera grandement apprécié. Je peux comprendre pourquoi on dit que les Parisiens sont râleurs. Ils vivent dans une promiscuité quotidienne qui doit finir par les rendre ainsi. Mais, nous avons toujours eu d’excellents services et des Joyeux Noël-Parisrapports très amicaux avec les gens que nous avons côtoyés.

Le bilan d’une année dans un milieu de travail à l’international, loin de la culture nord-américaine ne peut se faire aussi simplement que de l’écrire dans un blogue. Il me faudra plusieurs semaines et même des mois pour assimiler une année si enrichissante. Autant sur le plan professionnel que sur le plan personnel, nous devrons nous réadapter à un rythme nord-américain.

Les billets d’avion sont imprimés et le départ est prévu samedi le 23 décembre. Le 7 janvier sera le retour au travail au nouveau District scolaire francophone du Sud au poste de coordonnateur TICE.

 

Joyeuses fêtes et bonne et heureuse année 2013!

Ho ho ho

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Chronique – Automne 2012 à Paris

Les jours raccourcissent, le temps change. Bien sûr, l’automne parisien ressemble à celui du Canada. Les feuilles jaunissent, le temps est plutôt gris, mais Paris se transforme joliment. Depuis 9 mois, je vis à Paris. J’y travaille depuis janvier 2012 dans une organisation internationale (intergouvernementale) où près de 50 ethnies se côtoient quotidiennement. Une diversité culturelle qui fait la force de la Maison de la Francophonie.

J’utilise ce blogue vraiment pour un journal de bord personnel. Peu le consulte, puisqu’il n’offre pas de substance pédagogique ni TICE. Donc un espace personnel qui me permet de mettre des mots sur mes réflexions personnelles.  Un jour, je pourrai y revenir avec plus de recul sur le moment présent. Là, je me laisse aller dans l’ordre ou dans le désordre; quatre paragraphes de mots.

Depuis plusieurs mois, j’ai ralenti mon écriture. Pourtant, j’aime bien écrire même si je ne suis pas très bon. Et ce n’est ni le manque de temps qui m’a éloigné du clavier. Mais c’est peut-être le doute!  Ce matin, c’est cet article « Malades de l’orthographe » du Figaro qui m’entraine dans ce texte. J’ai pourtant été très actif et même « prêché » sur l’importance du blogue pour l’affirmation de l’identité francophone en milieu minoritaire. D’ailleurs, la mise en place des blogues scolaires de l’ancien du District scolaire no 11 a été un projet dont j’ai retenu beaucoup de satisfaction.  Je ne suis pas le premier à le dire, mais la francophonie doit prendre sa place sur le Web autant dans la production de contenu que dans la création de communautés d’apprentissage et d’entraide. Alors, je continuerai à écrire à mon rythme ici.

À l’aube d’une nouvelle carrière (oui j’aime mieux m’exprimer ainsi) il est opportun pour moi de faire un retour sur les derniers 9 mois. J’ai vécu toutes les émotions et me sent privilégié d’avoir vécu cette expérience qui me transformera à jamais autant sur le plan personnel que professionnel.  Il est vrai de dire qu’on ne cesse d’apprendre.  Puisque je suis lié au domaine des TICE depuis le tout début lorsqu’elles sont apparues dans les écoles du Nouveau-Brunswick vers 1985, je compte bien demeurer dans le même domaine encore pour quelques années.  Je ne possède aucun diplôme qui m’autorise d’être un expert en TICE, mais l’expérience doit certainement compter pour quelque chose. Bientôt, j’aurais à prendre une décision pour la poursuite d’une carrière ailleurs. L’ailleurs qui ne m’éloignera jamais très loin de l’éducation puisque c’est mon cœur de métier.

Malgré tout le plaisir de vivre en sol européen, le retour vers mon Acadie se fera comme prévu à la fin du mois de décembre. Il me reste 3 mois à m’enrichir de cette culture qui m’aura transformé. C’est certainement lorsque je retournerai dans mon milieu « naturel » que je constaterai tous les apprentissages acquis ici. J’ai hâte de revoir ma famille et mes amis.

Chronique de Paris-Juillet 2012

Un billet d’été avec un petit air de vacances. À Paris, depuis le mois d’avril, le temps est gris, pluvieux et assez frais. On ne voit pas de 30 °C comme l’on voit en Acadie du N.-B., mais ceci n’empêche pas les touristes de s’emparer des terrasses des quartiers populaires. Dans le 7e, à quelques pas de chez moi, c’est la rue Cler que j’affectionne particulièrement. Ce que j’aime aussi durant cette période plus chaude, c’est de pouvoir en moins de 5 minutes, faire mon « footing » le long de la Seine sans avoir à briser le rythme de ma course par des arrêts aux intersections. Du Pont Alexandre III jusqu’au Pont des Arts en passant par le Jardin des Tuileries, je m’offre un parcours sans interruption avec la beauté du paysage urbain de Paris. Bon, ce n’est pas le calme du sentier en forêt, mais ça permet quand même de garder la forme.

Si l’été tarde à montrer ses vraies couleurs à Paris, ça n’a pas été le cas lors d’un petit séjour récent en Espagne. Le soleil, un ciel sans nuage et des températures atteignant les 44 °C ont été bien appréciés durant ma semaine de vacances dans la merveilleuse région de l’Andalousie. Une région à découvrir où les tapas et la sangria se prennent très bien en à l’heure de l’apéro ou au diner vers 22 h.  Je m’en promets d’autres du genre. Au mois d’août, ça sera une semaine dans les iles grecques :-).

Évidemment, je ne suis pas toujours en mode touriste. D’ailleurs, je passe des moments de vie professionnelle très stimulants et inespérés à cette étape-ci de ma carrière (ben oui, en juin j’atteignais  32 ans de service). Au début, il fallait bien saisir les « codes » et mieux connaître les règles du jeu pour jouer les bonnes cartes. Après six mois, je crois mieux comprendre les enjeux et les défis des initiatives liés aux TICE dans la francophonie des pays en développement (PED). Donc, l’été au bureau, c’est surtout le temps de planifier et de conceptualiser les projets afin de pouvoir les présenter pour la prochaine programmation. Plusieurs sont en vacances, mais le travail se poursuit.

Par ailleurs, en juin dernier, j’ai eu la chance de participer au Congrès mondial sur les ressources éducatives libres (REL) de l’UNESCO. De ce congrès, la déclaration de Paris  sur les REL 2012 a été adoptée (en traduction toujours informelle). Mais force est d’admettre que la francophonie peine à prendre sa place dans ce domaine si important pour le libre accès aux savoirs. Depuis ce rassemblement international, je m’attarde plus spécifiquement à l’élaboration d’un projet sur les REL qui, je le souhaite, verra le jour avant la fin de l’année 2012. D’autres initiatives prendront forme cet automne et pourraient faire progresser la place de la langue française sur le Web. Comme souligné et identifié au 1er Forum Mondial de la langue française, l’espace francophone doit aussi se diffuser par le numérique. Si on se réfère aux trois points qui ressort des 15 priorités, on devra « bosser » encore pour quelque temps pour stimuler « l’AFFIRMATION FRANCOPHONE PAR LE NUMÉRIQUE » dans ces 3 axes ;

  • L’accès universel aux technologies et l’alphabétisation numérique : Afin de réduire la fracture numérique, il faut garantir aux populations francophones l’accès au matériel, aux logiciels libres et à Internet. Afin d’encourager l’essor d’une culture et d’un savoir-faire dans le domaine des TIC, les pays de la Francophonie doivent former leurs populations à l’usage et aux enjeux du numérique.
  • La production et la numérisation des contenus francophones : Il est crucial d’envahir la Toile de contenus francophones. Il faut numériser les oeuvres et le patrimoine documentaire francophone, ainsi que ceux des langues partenaires des pays francophones.
  • La Francophonie en réseau : Les populations de l’espace francophone doivent tirer profit des possibilités offertes par le numérique pour créer des communautés d’apprentissage et d’entraide, et multiplier les réseaux et les échanges sectoriels : dans le monde du travail, des affaires, de l’éducation, de la culture et de la science.

Voilà donc une autre chronique de Paris. Bon été !

Chronique Paris – mai 2012

Dimanche dernier (le 20 mai), je prenais le vol Paris-Cotonou pour participer à la 7e conférence e-Learning Africa. Les journées du lundi, du mardi et du mercredi ont été consacrées à des réunions et des visites de lieux où IFADEM est déjà en place et continue à se déployer. Ainsi, durant ces 6 jours, j’ai fait de nombreuses rencontres avec des personnes provenant de différents secteurs tous liés à l’éducation. L’urgence d’agir est palpable puisque la nécessité de créer une société forte et indépendante relève de la qualité de l’éducation offerte à sa population.

Il est encore difficile pour moi de faire une analyse juste de la situation de la place des TIC et de la formation en Afrique. L’expérience du terrain me manque, mais mes premières impressions sont décrites ci-dessous.

Premièrement, c’est un lieu fertile pour une économie numérique. Elle existe en Afrique et l’intérêt des organisations diffère selon leur situation sur le terrain. Mais le point commun est celui de venir en aide à des pays qui en ont grandement besoin afin d’améliorer leur système éducatif. Donc, les offres de formation sont nombreuses et les modèles sont tous aussi différents; la formation aux instituteurs, la formation aux chefs d’établissement, la formation initiale, la formation continue, la formation ponctuelle, la formation à distance, etc. Évidemment, toutes n’obtiennent pas le succès souhaité.

Le danger de la fracture numérique est aussi réel lorsqu’on voit les régions éloignées qui n’ont pas toujours le soutien nécessaire. On peut bien faire l’achat de TBI, de tablettes et d’ordinateurs, mais la plupart du temps, les régions rurales ne peuvent pas utiliser ces appareils en raison du manque d’électricité. Ici au Bénin, 15 % des écoles sont branchées au réseau électrique, au Burundi, c’est 3 %. Donc, il risque de se créer un plus grand fossé numérique si les efforts pour équiper les écoles se concentrent en zone urbaine. D’ailleurs des initiatives comme DIENA me font réfléchir. Même si certains projets touchent les zones rurales comme évoquées ici sur Thot, je m’interroge sur la volonté des pays du nord à vouloir faire de l’école africaine à l’image de leurs écoles. Et si l’intégration des TIC devait se faire autrement ici!

À e-Learning Africa, la présentation de quelques initiatives pour la formation avec l’aide des téléphones mobiles témoigne d’un réel engouement. La démocratisation rapide de cet appareil dans tous les pays africains permet de penser que cet outil pourrait devenir une plateforme de formation peut couteuse et pouvant répondre aux besoins des zones rurales. C’est vrai qu’un plan de formation à l’usage de l’outil ne sera pas toujours nécessaire. Le téléphone mobile est un outil simple d’utilisation, le défi est de le contextualiser en milieu de formation.

Finalement, ma première expérience en terre africaine fut formidable, enrichissante et inoubliable. J’ai rencontré un peuple accueillant et chaleureux avec la volonté d’améliorer la situation pour les générations futures.

« Mieux vaut apprendre à quelqu’un comment pêcher que de lui donner un poisson. »

Chronique- Ma journée de travail

Je viens d’arriver au travail, il est 9 h 15. Généralement, je suis le premier arrivé chez l’équipe IFADEM. Non pas parce que je suis zélé, mais bien parce j’habite à 10 minutes de marche du bureau. Le matin, je pars de chez moi vers 9 h pour emprunter, selon mon humeur du jour, les rues Motte-Picquet, Saint-Dominique, de Grenelle, Cler et terminer sur l’avenue Bosquet. Une belle marche !

La journée démarre par la lecture des courriels et des actualités de la francophonie. Tous les matins, nous recevons une revue de presse concernant les pays francophones. Il faut être très attentif aux évènements qui touchent les pays avec lesquels nous avons à travailler. D’ailleurs, les derniers événements au Mali reportent toutes les actions prévues pour la mise en œuvre d’IFADEM. Nous sommes tous conscients que la situation politique d’un pays peut basculer du jour au lendemain. Plusieurs personnes au sein de l’OIF ont des liens étroits avec tous ces pays. Je suis donc un observateur de cette actualité et je crois bien que ma sensibilité à l’égard de la réalité franco-africaine s’est modifiée depuis mon arrivée ici.

Dans l’exercice de mes tâches, je découvre aussi que nous ne sommes pas seuls (DEF-OIF) à proposer des initiatives pour l’amélioration de la qualité de l’éducation dans ces pays. C’est un défi pour ces Etats de gérer tous ces projets soutenus par les nombreuses organisations internationales et les ONG présentes chez eux.

Il est 13 h, c’est l’heure du déjeuner. La plupart du temps, je déjeune avec les collègues. Dans le 7e, les options sont nombreuses. Le petit sandwich baguette est souvent au menu. Parfois, c’est au bistro avec la formule du midi à 10 ou 12 euros. Par beau temps, le déjeuner a lieu assis sur un banc au Champ de Mars, aux pieds la Tour Eiffel.

Durant une journée de travail, on planifie les missions et on travaille sur la planification stratégique pour l’avancement d’IFADEM. Le point fort du modèle IFADEM est de permettre aux pays de s’approprier du dispositif de formation à distance et de laisser la gouvernance locale (nationale) gérer selon les besoins de formation de leurs instituteurs. Ce qui ne change pas pour l’instant est la durée; une formation qui s’étale sur 9 mois avec 3 rencontres en formation présentielle. Ce qui s’ajoute selon les pays, ce sont les possibilités d’utiliser des outils TIC pour cette formation à distance.

Récemment, j’ai pu rencontrer les experts en FAD et TICE lors d’une réunion de 2 jours ; tous des universitaires provenant d’Etats francophones. La composition de cette équipe ressemble à ceci; la France, le Sénégal, le Liban, la Guinée Française, des pays de l’Afrique du Nord, le Liban, la Belgique et le Québec sont bien représentés.

Les journées se déroulent rapidement. Les échanges sont nombreux selon les dossiers du jour. De la refonte du site web IFADEM, à la mise en place d’un portail de collaboration, à la planification de missions, à la création de nouvelles initiatives pouvant se greffer à IFADEM et à l’élaboration d’une stratégie pour modifier la culture d’une organisation qui doit s’adapter aux réalités numériques du 21e siècle. C’est comme un « gros paquebot » dont on doit modifier le trajet. Il faudra prendre des embarcations plus petites pour permettre ce virage numérique.

Il est 18 h et c’est presque le temps du retour à la maison, mais ce n’est pas toujours le cas. Des discussions selon les événements peuvent nous amener à prolonger le travail. Rendu à l’appartement, on passe à table habituellement vers 20 h. Tous les soirs, je fais une petite marche dans mon quartier et j’apprécie chaque instant passé ici.

Chronique du mois d’avril-Paris

Déjà le mois d’avril et une certaine routine s’installe. Une routine qui n’a rien à voir avec celle de mes derniers 5 ans à l’emploi d’un district scolaire francophone au Nouveau-Brunswick. Sur le plan pratico-pratique, c’est très agréable de marcher au travail et de ne pas avoir à démarrer une voiture, de « gratter » les vitres et de faire le plein ;-). Il y a une belle liberté de ne pas avoir de voiture en ville. C’est aussi très enrichissant de fréquenter tous les jours des gens de cultures différentes. Ça, ça n’a pas de prix. J’ai même l’impression de retourner sur les bancs d’école tellement les apprentissages sont riches.

Sur le plan professionnel, je m’interroge beaucoup sur le type d’information qu’il m’est possible de transmettre ici. D’ailleurs, je crois que tout employé d’une organisation ne peut se permettre une liberté totale puisqu’il est tenu à la confidentialité des dossiers qui lui sont assignés. Surtout que les dossiers touchent les pays dont la situation est souvent fragilisée par des évènements sociaux, économiques et politiques.

Mais ce qui me saute aux yeux depuis quelque temps, c’est la présence ou… « L’absence » d’information sur le web provenant de mon coin de pays. Oui, parfois on a le mal du pays et on souhaite lire et entendre des gens de chez nous. Le seul quotidien francophone, l’Acadie Nouvelle, exige un abonnement. Depuis quelques mois, l’Étoile n’est plus disponible gratuitement. Plus modestement, le Moniteur Acadien, est en ligne et permet la lecture complète des articles. Pour ce qui est de Radio-Canada -Acadie, c’est comme si l’Acadie fermait ses portes durant les fins de semaine. Heureusement, on peut écouter le téléjournal en différé. Donc où l’actualité de l’Acadie se trouve sur le Web?

Le congé de Pâques dans 2 jours et ceci nous permettra de sortir de Paris pour le week end. Un petit 4 jours à Amsterdam, pourquoi pas !

Chronique du mois de mars-Paris

Le printemps commence à se faire sentir et on ne s’ennuie pas de la neige et de la gadoue. C’est de plus en plus agréable de marcher dans le quartier et dans Paris. C’est souvent gris, mais c’est le printemps parisien.

Des visites surprises de l’Acadie (CCNB) ici à la maison de la francophonie ont été très agréables. Même un collègue du district scolaire 11 était de passage dimanche dernier (4 mars). On a passé l’après-midi ensemble en marchant dans le quartier du Canal St-Martin, lieu de tournage du film  » Le fabuleux destin d’Amélie Poulin ». Bien sûr, il fallait aussi se rendre visiter à la Tour Eiffel.

Les prochains mois s’annoncent bien remplis. La mise en place d’un portail BSCW, la préparation d’une mission au Canada au début mai et une autre à la fin mai au Bénin. Ça sera ma première mission en sol africain.  C’est la tenue de e-Learning Africa qui permettra à toute l’équipe IFADEM d’être à Cotonou du 20 au 26 mai. Il y a aussi bien d’autres projets qui mijotent ici à l’OIF. Il y a actuellement de belles discussions autour de l’organisation apprenante et de l’apport des TIC dans ce processus. J’aime bien!

La vie en Europe est très agréable, les distances courtes nous permettent de faire des visites dans les pays voisins. On est déjà allé passer un week-end à Barcelone et le congé de Pâques, nous permettra un séjour de 4 jours à Amsterdam; le temps des tulipes. Et à Paris, il y a encore tellement à découvrir!

Carnet Paris no 2

S’il y a une chose de « réconfortant », c’est d’écrire sur la température :-). Au Canada, c’est souvent le sujet de discussion no 1 pour commencer la conversation du matin. Donc, ici, le mois de février se termine bientôt et malgré une vague de froid importante en Europe, Paris n’a pas été très touchée. Et ça, c’est le point de vue d’un Canadien habitué à des températures beaucoup plus basses. Mais, voilà ! Passons aux choses plus substantielles.

Vivre à Paris offre des opportunités illimitées. C’est vrai, l’offre culturelle et artistique est étourdissante et les choix ne sont pas toujours faciles à prendre. Ainsi, les visites de musées, de galeries d’art, de lieux historiques soumettent mon cerveau à une accumulation de données parfois difficile à gérer. Vivre à Paris, c’est aussi vivre dans un grand musée ouvert.

La vie quotidienne n’est plus ponctuée de surprise ou le déséquilibre. La langue demeure toutefois un défi. J’ai souvent l’impression d’apprendre une nouvelle langue…française. Mais, l’erreur doit faire partie de mes apprentissages. Qui ne risque rien n’a rien ! Même si j’ai parfois l’impression de porter un équipement de hockey pour jouer au football (impression de porter le mauvais équipement), l’ajustement se poursuit dans mon milieu de travail.

Depuis quelque temps, on travaille avec des solutions simples pour instaurer une culture organisationnelle de partage et de collaboration. Les wikis et les outils du web 2.0 sont proposés au compte-gouttes. On utilisera bientôt un ENT du nom de BSCW. Dans quelques semaines, on sera en mesure de mettre en place un portail de collaboration.

Finalement, je dois me placer en mode « reprogrammation » à bien des circonstances. C’est aussi ça apprendre et mettre un peu de « ma  francophonie » dans cette diversité culturelle francophone.

Carnet de Paris no 1

Depuis quelque temps, je jongle à l’idée de publier ce billet. Je me suis posé la question à maintes reprises quant à l’angle de mon « discours » de pseudo-blogueur lié au monde de l’éducation. Je suis confronté à l’idée d’exprimer un texte trop personnel, et du même coup, demeurer dans ma zone de confort, celle de m’exprimer sur les TIC et l’éducation.  Ainsi, les paragraphes suivants présenteront un peu l’esprit dans lequel je vis loin de l’Acadie et de ma (notre) nouvelle vie à Paris.

Le 3 janvier 2012 a marqué notre arrivée à Paris et aussi l’installation dans un charmant petit appartement du 7e que nous n’avions même pas vu avant d’ouvrir la porte de cet édifice de type Haussmann de l’avenue De la Motte-Picquet. D’abord, le quartier est tout à fait ce que nous recherchions. Tout est près ; métro, boulot, dodo.

Aujourd’hui, c’est la fin du premier mois d’adaptation dans un milieu de travail francophone et européen. C’est aussi le début d’une acculturation positive et très enrichissante. Sur le plan socio-organisationnel, tout est assez différent. Les heures de travail sont généralement de 9 h à 18 h, les courses aux marchés sont plus fréquentes, les promenades sont plus longues et agréables, les déplacements se font en bus ou en métro, les heures du petit-déjeuner, du déjeuner et du diner se passent… autrement qu’en Acadie (j’en reparlerai dans un autre billet). Vivre à Paris, c’est aussi vivre un peu en touriste puisqu’il y a tellement à faire et en même temps, c’est de vivre en prenant le temps de bien apprécier le moment présent. En sommes, « Paris n’a pas besoin de raison, Paris est sa propre raison. » (Maureen Johnson).