Déjà le mois d’avril et une certaine routine s’installe. Une routine qui n’a rien à voir avec celle de mes derniers 5 ans à l’emploi d’un district scolaire francophone au Nouveau-Brunswick. Sur le plan pratico-pratique, c’est très agréable de marcher au travail et de ne pas avoir à démarrer une voiture, de « gratter » les vitres et de faire le plein ;-). Il y a une belle liberté de ne pas avoir de voiture en ville. C’est aussi très enrichissant de fréquenter tous les jours des gens de cultures différentes. Ça, ça n’a pas de prix. J’ai même l’impression de retourner sur les bancs d’école tellement les apprentissages sont riches.
Sur le plan professionnel, je m’interroge beaucoup sur le type d’information qu’il m’est possible de transmettre ici. D’ailleurs, je crois que tout employé d’une organisation ne peut se permettre une liberté totale puisqu’il est tenu à la confidentialité des dossiers qui lui sont assignés. Surtout que les dossiers touchent les pays dont la situation est souvent fragilisée par des évènements sociaux, économiques et politiques.
Mais ce qui me saute aux yeux depuis quelque temps, c’est la présence ou… « L’absence » d’information sur le web provenant de mon coin de pays. Oui, parfois on a le mal du pays et on souhaite lire et entendre des gens de chez nous. Le seul quotidien francophone, l’Acadie Nouvelle, exige un abonnement. Depuis quelques mois, l’Étoile n’est plus disponible gratuitement. Plus modestement, le Moniteur Acadien, est en ligne et permet la lecture complète des articles. Pour ce qui est de Radio-Canada -Acadie, c’est comme si l’Acadie fermait ses portes durant les fins de semaine. Heureusement, on peut écouter le téléjournal en différé. Donc où l’actualité de l’Acadie se trouve sur le Web?
Le congé de Pâques dans 2 jours et ceci nous permettra de sortir de Paris pour le week end. Un petit 4 jours à Amsterdam, pourquoi pas !
Bonjour Bernard! Pour ma part, j’aime bien lire tes chroniques ici. C’est toujours intéressant de voir ce que tu accomplis de l’autre bord de l’océan. Je néglige un peu mon carnet web de classe, mais tu peux quand même y voir quelques articles du travail fait avec nos iPod touch. Je m’ennuie de tes nombreux conseils et de tes visites en salle de classe.
À bientôt!
Nadia
Bonjour Bernard, C’est très intéressant de te lire. Viens plus souvent au 5ième pour prendre le thé…. Voici la dernière nouvelle…..
Les recherches sur les technologies de l’information et de la
communication (TIC) en contexte éducatif africain ont dès leur
commencement généré leurs lots d’intérêts et de pessimisme. En
termes de potentiel, les TIC représentent par exemple l’avantage de
démultiplier les ressources disponibles pour l’enseignement et l’apprentissage à
partir d’un seul outil (i.e. un ordinateur connecté à Internet). C’est dans cette
optique que plusieurs sites Web, tels qu’IFADEM (Initiative francophone pour
la formation à distance des maîtres, http://www.ifadem.org), proposent des
catalogues de ressources en ligne pour l’enseignement du français aux enseignants
africains. Sur le plan de la formation professionnelle initiale (à l’université) et
continue (une fois en fonction), les formations ouvertes à distance (FOAD), qui
reposent essentiellement sur les TIC, semblent également très prometteuses.
Elles s’offrent en effet comme une réponse à la carence d’enseignants disponibles
en présentiel et permettent d’élargir l’accès à l’enseignement supérieur,
notamment dans un contexte où la plupart des universités africaines sont
confrontées aux limites de la formation présentielle en termes de surpeuplement
des amphithéâtres et des salles de cours. Par ailleurs, les FOAD représentent
également un moyen de contribuer à la formation de travailleurs qualifiés à
même leurs contextes socio-culturels, donc sans nécessiter leur migration du
Sud vers le Nord. Enfin, d’un point de vue plus général, l’accès aux TIC est
de plus en plus indispensable pour le développement économique d’un pays
et l’accès de son peuple au savoir. À ce titre, les TIC peuvent être considérées
comme un enjeu social considérable pour la participation des pays africains au
mouvement de mondialisation économique et socio-culturelle dans laquelle est
engagé un nombre croissant de pays.
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