Archives Mensuelles: février 2012

Carnet Paris no 2

S’il y a une chose de « réconfortant », c’est d’écrire sur la température :-). Au Canada, c’est souvent le sujet de discussion no 1 pour commencer la conversation du matin. Donc, ici, le mois de février se termine bientôt et malgré une vague de froid importante en Europe, Paris n’a pas été très touchée. Et ça, c’est le point de vue d’un Canadien habitué à des températures beaucoup plus basses. Mais, voilà ! Passons aux choses plus substantielles.

Vivre à Paris offre des opportunités illimitées. C’est vrai, l’offre culturelle et artistique est étourdissante et les choix ne sont pas toujours faciles à prendre. Ainsi, les visites de musées, de galeries d’art, de lieux historiques soumettent mon cerveau à une accumulation de données parfois difficile à gérer. Vivre à Paris, c’est aussi vivre dans un grand musée ouvert.

La vie quotidienne n’est plus ponctuée de surprise ou le déséquilibre. La langue demeure toutefois un défi. J’ai souvent l’impression d’apprendre une nouvelle langue…française. Mais, l’erreur doit faire partie de mes apprentissages. Qui ne risque rien n’a rien ! Même si j’ai parfois l’impression de porter un équipement de hockey pour jouer au football (impression de porter le mauvais équipement), l’ajustement se poursuit dans mon milieu de travail.

Depuis quelque temps, on travaille avec des solutions simples pour instaurer une culture organisationnelle de partage et de collaboration. Les wikis et les outils du web 2.0 sont proposés au compte-gouttes. On utilisera bientôt un ENT du nom de BSCW. Dans quelques semaines, on sera en mesure de mettre en place un portail de collaboration.

Finalement, je dois me placer en mode « reprogrammation » à bien des circonstances. C’est aussi ça apprendre et mettre un peu de « ma  francophonie » dans cette diversité culturelle francophone.

Carnet de Paris no 1

Depuis quelque temps, je jongle à l’idée de publier ce billet. Je me suis posé la question à maintes reprises quant à l’angle de mon « discours » de pseudo-blogueur lié au monde de l’éducation. Je suis confronté à l’idée d’exprimer un texte trop personnel, et du même coup, demeurer dans ma zone de confort, celle de m’exprimer sur les TIC et l’éducation.  Ainsi, les paragraphes suivants présenteront un peu l’esprit dans lequel je vis loin de l’Acadie et de ma (notre) nouvelle vie à Paris.

Le 3 janvier 2012 a marqué notre arrivée à Paris et aussi l’installation dans un charmant petit appartement du 7e que nous n’avions même pas vu avant d’ouvrir la porte de cet édifice de type Haussmann de l’avenue De la Motte-Picquet. D’abord, le quartier est tout à fait ce que nous recherchions. Tout est près ; métro, boulot, dodo.

Aujourd’hui, c’est la fin du premier mois d’adaptation dans un milieu de travail francophone et européen. C’est aussi le début d’une acculturation positive et très enrichissante. Sur le plan socio-organisationnel, tout est assez différent. Les heures de travail sont généralement de 9 h à 18 h, les courses aux marchés sont plus fréquentes, les promenades sont plus longues et agréables, les déplacements se font en bus ou en métro, les heures du petit-déjeuner, du déjeuner et du diner se passent… autrement qu’en Acadie (j’en reparlerai dans un autre billet). Vivre à Paris, c’est aussi vivre un peu en touriste puisqu’il y a tellement à faire et en même temps, c’est de vivre en prenant le temps de bien apprécier le moment présent. En sommes, « Paris n’a pas besoin de raison, Paris est sa propre raison. » (Maureen Johnson).